Les prix des logements anciens continuent d'augmenter

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La tendance constatée depuis 2016 s’affirme : les prix des logements anciens continuent d’augmenter en France. Au quatrième trimestre 2016, la hausse est de 0,5 % par rapport au trimestre précédent et de 1,7 % sur un an, selon l’indice notaires de France-Insee. Pour les appartements, cette hausse est de + 1,9 % et de + 1,5 % pour les maisons. A fin mai 2017, la projection des indices de prix à partir des avant-contrats sur l’ensemble de la France métropolitaine anticipe une accélération de la hausse, précisent par ailleurs les notaires. En appartements anciens, l’évolution annuelle serait de + 4,3 %, alors qu’en maisons anciennes, cette hausse serait plus prononcée avec + 6,1 %.

Si en Ile-de-France la hausse s’accentue (+ 3,1 %), les prix de l’ancien augmentent plus modérément en province (+ 0,4 % entre le troisième et le quatrième trimestre 2016). La hausse est surtout tirée par les prix des maisons, qui croissent de 1,4 % entre fin 2015 et fin 2016. Ceux des appartements augmentent de 0,4 %. Néanmoins, il existe une France à plusieurs marchés. Au niveau des principales villes de province en appartements anciens, seules Saint-Etienne (- 5 %), Toulouse (- 1,5 %) et Marseille (- 1,3 %) affichent des prix en baisse.

Dans les autres villes, les prix augmentent : entre 1 % et 2 % à Reims, Dijon, Nice et Tours ; entre 2 % et 5 % à Rennes, Toulon, Aix-en-Provence, Lille, Montpellier, Nantes, Grenoble, Besançon et Brest ; au-delà de 5 % à Lyon (+ 6,2 %), Strasbourg (+ 6,8 %) et Bordeaux (+ 11,2 %). En maisons anciennes, les évolutions restent majoritairement positives avec cependant quelques baisses à Nancy (- 6,9 %), Valenciennes (- 4,3 %) et Béthune (- 3,6 %). Dans les autres agglomérations, les prix augmentent jusqu’à 8 % à Bordeaux ou Toulon.

"Le dynamisme du marché de l’année 2016 et du début 2017, constaté par le volume accentué des transactions, risque de provoquer un double effet : celui de raréfier le nombre d’acquéreurs en puissance qui auront trouvé ce qu’ils recherchaient, mais aussi celui de diminuer les stocks des biens à vendre", estiment les notaires. En vertu de la règle économique selon laquelle les prix résultent de l’équilibre de l’offre et de la demande, "ce serait dès lors le bon moment pour les acquéreurs d’acheter et, pour les vendeurs, de vendre". L’élément à redouter, selon les notaires, "est une augmentation démesurée des taux d’intérêt qui viendrait freiner la capacité financière d’achat et troubler l’équilibre actuel".

Un scénario à redouter si Marine Le Pen, qui veut sortir la France de l’Union européenne et de la monnaie unique, devient la prochaine présidente de la République. Un abandon de mesures fiscales efficaces (PTZ, Pinel) pourrait également "déstabiliser un marché par lesquelles les acquéreurs et notamment les primo-accédants ont su trouver une justification supplémentaire à un investissement dans la pierre", ajoutent les notaires, qui souhaitent également un rééquilibrage des relations bailleur-locataire.

Article à retrouver dans le Courrier du Logement N°808 du 2 mai 2017

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