Le Forum métropolitain du Grand Paris rencontre Edouard Philippe

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Jean-François Vigier, premier vice-président (UDI) du Forum métropolitain du Grand Paris (remplacé au poste de président par Jean-Marc Nicolle, élu de gauche, depuis décembre dernier, selon le principe d'alternance du syndicat) et une délégation d'élus ont rencontré Edouard Philippe, vendredi 2 février. Deux sujets majeurs ont été abordés avec le Premier ministre : la réforme institutionnelle de la métropole et le Grand Paris Express.

A l'écoute mais pas très loquace
Aucune annonce n’est ressortie de cette réunion, mais plutôt un sentiment mitigé, pas vraiment rassurant, à en croire Jean-François Vigier, interviewé par Territoires d'Ile-de-France le 6 février. Ce dernier suppose d’ailleurs que la fameuse Conférence territoriale du Grand Paris n’aura pas lieu avant mars, voire avril. "Le gouvernement se rend compte de la complexité du sujet, d’un point de vue politique mais également juridique. Il se donne le temps". Sur la question sensible du périmètre de la métropole, Edouard Philippe n’a rien laissé entendre, pas même une moindre tendance.
Les élus ont rappelé les deux points essentiels que leur syndicat défend. Qu'importent la gouvernance et le périmètre choisis, "nous demandons à l’Etat qu’il respecte et renforce les principes de décentralisation". Ensuite, "tout doit partir du bloc communal, des maires", insiste Jean-François Vigier, également maire de Bures-sur-Yvette (91). Rappelons que ces demandes ont fait l'objet d'une motion adoptée par le Forum fin novembre. 

A l'heure du Grand Paris Express
Saluant la confirmation récente du gouvernement de réaliser le Grand Paris Express "dans son intégralité" (cf. TIF 1328) - "le minimum qu'on attendait", rappelle Jean-François Vigier -, le point d'achoppement reste la question des délais. Les élus craignent un report trop important pour certaines lignes, d'autant que "des territoires se construisent en fonction du Grand Paris Express". La ligne 18, qui concerne particulièrement le maire de Bures-sur-Yvettes, pourrait être repoussée à 2028 (contre 2024 initialement). "Ce n'est pas acceptable" (...) "ce serait la fin de l'OIN" sur le plateau de Saclay. "Sarkozy, Hollande, Ayrault, Valls, Macron... Ils sont tous venus" voir ce cluster en formation. Or, "sans transports lourds, pas de développement économique", s'inquiète-t-il. En outre, "9 000 véhicules se croisent déjà chaque matin en heure de pointe sur le plateau. D'ici à 2024, il y en aurait 20 000". Et "un BHNS [Bus à haut niveau de service] ne remplacera jamais un métro".
Les élus franciliens espèrent que le calendrier initial sera respecté. Mais pour une mise en service en 2024, il faudrait lancer les appels d'offres dès maintenant. Un projet tel que le Grand Paris Express, "nous n'en avions pas eu depuis les années 60".
"Nous attendons un plan précis". Edouard Philippe devrait le dévoiler dans les prochains jours. Les défis techniques, qu'il met en avant, ne semblent pas poser autant de problèmes que les ficelles budgétaires, tirées par Bercy. "Il y a des projets qui dépassent les 3 % de Maastricht". Des solutions peuvent être trouvées pour réduire les coûts, "augmenter la taxe de séjour" par exemple, ou "réaliser des économies sur les gares". Les élus se disent ouverts au dialogue, et restent mobilisés.

Jean-François Vigier, premier vice-président (UDI) du Forum métropo­li­tain du Grand Paris (remplacé au poste de président par Jean-Marc Nicolle, élu de gauche, depuis décembre dernier, selon le prin­cipe d’al­ter­nance du syndi­cat) et une délégation d’élus ont rencontré Edouard Philippe, vendredi 2 février. Deux sujets majeurs ont été abordés avec le Premier ministre : la réforme insti­tu­tion­nelle de la métropole et le Grand Paris Express.

A l’écoute mais pas très loquace
Aucune annonce n’est ressor­tie de cette réunion, mais plutôt un senti­ment mitigé, pas vrai­ment rassu­rant, à en croire Jean-François Vigier, inter­viewé par Terri­toires d’Ile-de-France le 6 février. Ce dernier suppose d’ailleurs que la fameuse Conférence terri­to­riale du Grand Paris n’aura pas lieu avant mars, voire avril. « Le gouver­ne­ment se rend compte de la complexité du sujet, d’un point de vue poli­tique mais égale­ment juri­dique. Il se donne le temps ». Sur la ques­tion sensible du périmètre de la métropole, Edouard Philippe n’a rien laissé entendre, pas même une moindre tendance.
Les élus ont rappelé les deux points essen­tiels que leur syndi­cat défend. Qu’im­portent la gouver­nance et le périmètre choi­sis, « nous deman­dons à l’Etat qu’il respecte et renforce les prin­cipes de décentra­li­sa­tion ». Ensuite, « tout doit partir du bloc commu­nal, des maires », insiste Jean-François Vigier, égale­ment maire de Bures-sur-Yvette (91). Rappe­lons que ces demandes ont fait l’objet d’une motion adoptée par le Forum fin novembre. 

A l’heure du Grand Paris Express
Saluant la confir­ma­tion récente du gouver­ne­ment de réaliser le Grand Paris Express « dans son intégralité » (cf. TIF 1328) – « le mini­mum qu’on atten­dait », rappelle Jean-François Vigier -, le point d’achop­pe­ment reste la ques­tion des délais. Les élus craignent un report trop impor­tant pour certaines lignes, d’au­tant que « des terri­toires se construisent en fonc­tion du Grand Paris Express ». La ligne 18, qui concerne parti­culièrement le maire de Bures-sur-Yvettes, pour­rait être repoussée à 2028 (contre 2024 initia­le­ment). « Ce n’est pas accep­table » (…) « ce serait la fin de l’OIN » sur le plateau de Saclay. "Sarkozy, Hollande, Ayrault, Valls, Macron… Ils sont tous venus" voir ce clus­ter en forma­tion. Or, "sans trans­ports lourds, pas de dévelop­pe­ment écono­mique", s’inquiète-t-il. En outre, « 9 000 véhicules se croisent déjà chaque matin en heure de pointe sur le plateau. D’ici à 2024, il y en aurait 20 000 ». Et « un BHNS [Bus à haut niveau de service] ne rempla­cera jamais un métro ».
Les élus fran­ci­liens espèrent que le calen­drier initial sera respecté. Mais pour une mise en service en 2024, il faudrait lancer les appels d’offres dès main­te­nant. Un projet tel que le Grand Paris Express, « nous n’en avions pas eu depuis les années 60 ».
"Nous atten­dons un plan précis". Edouard Philippe devrait le dévoiler dans les prochains jours. Les défis tech­niques, qu’il met en avant, ne semblent pas poser autant de problèmes que les ficelles budgétaires, tirées par Bercy. "Il y a des projets qui dépassent les 3 % de Maas­tricht". Des solu­tions peuvent être trouvées pour réduire les coûts, « augmen­ter la taxe de séjour » par exemple, ou « réaliser des écono­mies sur les gares ». Les élus se disent ouverts au dialogue, et restent mobi­lisés.

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