14
décembre 2017

Satisfait ou remboursé

Editos
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Il y aura un avant et un après 7 mars dans le logement neuf ! Le teasing de la conférence de presse de Roxim, promoteur basé à Montpellier, pour annoncer un dispositif inédit afin de sécuriser l'accession des primo-accédants, était à la limite du "too much" mais néanmoins alléchant. Ayant une autre conférence de presse ce jour-là (si si, je vous assure), le retour au bureau et la lecture du dossier de presse me donna la désagréable impression d'avoir fait le mauvais choix. En effet, le promoteur Roxim a décidé de se lancer dans le "satisfait ou remboursé" que l'on trouve généralement dans les rayons du supermarché. Les clients du promoteur montpeliérain qui ne seraient pas satisfaits de leur acquisition ont jusqu'à la remise des clefs pour exiger que Roxim rachète le bien au prix qu'ils l'ont payé "sans qu'aucune motivation ne soit nécessaire".

Toutefois, les frais de notaire et de garantie versés ne sont pas couverts. Cette option s’adresse uniquement aux ménages qui achètent leur résidence principale en l’état futur d’achèvement (Vefa), avec l’aide d’un prêt à taux zéro (PTZ). "Le client pourra visiter l’appartement au moment de sa livraison et dire 'je ne veux plus acheter', s’il ne lui plaît pas, s’il s’est construit un immeuble en face ou si le tramway passe trop près : quelles que soient ses raisons", a expliqué Marc Pigeon, le président de Roxim. Cette offre est proposée pour le moment pour quatre programmes (un à Montpellier, un à Saint-Martin-du-Var et deux à Fréjus), soit 200 logements.

La livraison d'un bien acheté sur plan est déjà bien encadrée, puisqu'un acheteur peut refuser de prendre possession de son logement s'il constate des malfaçons ou l'absence de conformité des travaux. Les malfaçons rencontrées devront alors être réparées dans un délai d'un an. Si elles ne le sont pas, l'acquéreur peut saisir le tribunal de grande instance pour réclamer l'annulation du contrat de vente ou une diminution du prix.

En donnant la possibilité à l'acheteur de se rétracter au dernier moment sans justifications, le promoteur espère ainsi rétablir la confiance avec les futurs propriétaires "en proie à l'angoisse et aux changements d'avis intempestifs".