"Une question de survie"

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Une charte, signée en 2017 et inti­tulée "Bâtiment connecté, bâtiment soli­daire et humain", un label, Ready2Ser­vices, et une déclinai­son, Ready2G­rids, permet­tant de valo­ri­ser les actifs flexibles, qui tiennent leurs enga­ge­ments de perfor­mance. Ces actes fonda­teurs, décrits au cours du dernier Simi, le 6 décembre 2018, à Paris, répondent à une prise de conscience générale : "oui, le numérique boule­verse les différentes indus­tries, mais aussi les modes de vie, les usages et les chaînes de produc­tion de l’immo­bi­lier", insiste Patrick Nossent, président de Certivéa.
En un peu plus d’un an, donc, des réponses ont été apportées à cet enjeu de société. Une obli­ga­tion pour Emma­nuel François, président de Smart Buil­dings Alliance for Smart Cities, pour qui "le numérique est un cadeau". "Un cadeau qui doit être bien utilisé", "dans un cadre de confiance pour les acteurs", résume Patrick Nossent, "afin de réconci­lier la culture de la pierre avec celle des usages, en constante évolu­tion", témoigne Pierre Leroy, président de La French Prop­tech. L’Etat accom­pagne le mouve­ment avec la mise en œuvre du Plan tran­si­tion numérique dans le bâtiment (PTNB), en 2015, ou encore l’annonce du Plan BIM 2022, le 15 novembre 2018, par Julien Denor­man­die, ministre de la Ville et du Loge­ment. Les bénéfices escomptés se veulent multiples (valo­ri­sa­tion et attrac­ti­vité des actifs, différencia­tion, perfor­mances, nouveaux services, gestion du bâtiment, réversi­bi­lité, etc.). "Face aux Gafa, c’est une ques­tion de survie pour nos métiers", alerte Pierre Leroy.