11
décembre 2018

Contrairement aux idées reçues

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Petit message d’avertissement : que les spécialistes du bureau remplis de certitudes ne lisent pas les lignes suivantes sans être confortablement installés, sous peine de tomber de haut. Et pour cause : la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, via l’étude "Mon bureau de demain : comment les futurs managers voient leurs espaces de travail", a récemment révélé que le bureau non-attitré, ici le flex-office et le coworking, n’a plus forcément la cote, "contrairement aux idées reçues", témoigne Ingrid Nappi-Choulet, professeure-chercheuse à l’Essec.
Les chiffres existent. Implacables. 31 % des étudiants sollicités plébiscitent le bureau fermé individuel, 26 % le bureau fermé partagé. Le flex-office ? Il n’a la préférence que de 8 % des sondés, "alors qu’il occupe le devant de la scène médiatique", constate Frédéric Miquel, directeur associé de Kardham, qui s’interroge : "s'adapte-t-il à toutes les situations ? Cela reste effectivement encore à démontrer". Le coworking ? Seuls 3 % des étudiants de l’Essec y sont sensibles, "même s’il répond à des enjeux de transformation sociétale", glisse Véronique Bédague, présidente-directrice générale de Nexity Immobilier d’entreprise. Elle en conclut "qu’il n’y aura pas de disparition du bureau classique", à terme, et mise actuellement sur "20 % d’espaces partagés", "ce qui reste très en deçà des capacités d’accueil du marché actuel". Et l’intéressée de préciser : "le luxe est de pouvoir choisir" son espace de travail.