11
décembre 2018

Ou l'art de comprendre le bâtiment

Editos
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Ils se plaisent, souvent à raison, à évoquer les dernières innovations de leurs immeubles de bureaux. Les salles de réunion réservées d'un simple clic sur son smartphone par-ci, la climatisation activée (et surtout augmentée) selon le même procédé par-là... C'est novateur et cela séduit investisseurs, propriétaires et autres locataires. Ils se vantent, tous, des labels de leurs bâtiments - HQE, Breeam, et caetera -, censés témoigner de leur qualité environnementale. Une tactique d'affichage, assurément, "qui ne permet pas forcément de connaître leur dépense énergétique réelle", souligne Gilles Nozière, CEO de la start-up Oze-Energies, qui a pour but d'optimiser les consommations énergétiques d'un actif, tertiaire majoritairement, et d'améliorer son confort, via différents outils (objets connectés, intelligence artificielle). "Aujourd'hui, les bâtiments, même les neufs, labellisés, sont difficiles à faire fonctionner. Ils nécessitent tout un tas de réglages. Une fois livrés, ils sont certes fonctionnels mais ne sont pas confortables et sont source de gaspillage. D'où l'importance de les comprendre, tout en sachant qu'ils sont inoccupés les deux tiers du temps, afin de réaliser des économies". Le pari d'Oze-Energies, signataire de la charte pour l’efficacité énergétique des bâtiments tertiaires publics et privés ? Atteindre la barre des 25 % d'économie sans travaux, "ce qui permet aux utilisateurs de préserver leur capacité d'investissement", insiste Gilles Nozière. Un début. Le décret relatif à l'obligation d'amélioration de la performance énergétique des actifs tertiaires, sans cesse repoussé, prévoit une diminution de la consommation de 40 % d'ici à 2030.