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Le magazine d'architectures
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SOMMAIRE
EDITORIAL
Voir quelques pages de ce numéro :
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n°192 du 06/06/2010
Pour une lanterne Lorsque l’État lança, il y a quarante ans, le concours du Centre Georges Pompidou, il espérait simplement obtenir la meilleure réponse possible au programme novateur et complexe qu’il avait établi. Le génie de Rogers et Piano fut d’inventer une architecture à partir de ce programme, jusqu’à en être l’expression exacerbée. Dans le même temps, ils induisirent de nouveaux usages à tra-vers le dispositif généré par leur propre écriture architecturale. Déroutante, l’esthétique de « Beaubourg » fut violemment décriée mais, inversement proportionnel à cet opprobre fut le succès de sa fréquentation. Paradoxalement, c’est d’ailleurs aujourd’hui davantage le monument que l’on visite que ses collections exceptionnelles. En 2003, lorsque fut lancée l’heureuse initiative d’une « antenne décentralisée » du Centre Pompidou à Metz, la tentation fut grande de vouloir rééditer l’événement de 1977, d’autant qu’entre-temps, le fameux « effet Bilbao » avait aiguisé les ambitions. Déjà investi de cet imposant cahier des charges – se poser comme un nouveau jalon de l’histoire de l’architecture –, le projet fut implicitement alourdi d’autres missions : attirer les investisseurs sur la ZAC encore vide de l’Amphithéâtre. Ne pas faire provincial. Éviter le clinquant tout en étant suffisamment prestigieux pour attirer sur Metz tous les médias du monde. Aujourd’hui, c’est tout ce fardeau d’attentes et de contradictions que semble porter le nouveau bâtiment. Très belle, la résille de lamellé-collé est certes impressionnante. D’un point de vue symbolique, elle semble remplir parfaitement son rôle en renvoyant une image de simplicité (un chapeau de paille chinois), de légèreté (c’est une résille) et d’écologie (c’est du bois). Mais de ces qualités, elle n’en a que l’image car structurellement fantaisiste, son coût est exorbitant. Par ailleurs, le hiatus assumé entre l’enveloppe et ce qu’elle abrite, surexprimé par le simulacre de percement des salles émergeant à travers la maille, lui donne des airs de maquette agrandie et produit des espaces intermédiaires aussi médiocres qu’inutilisables. Contrairement à Beaubourg, l’espace se soumet ici à l’architecture, comme l’architecture se soumet au spectacle qu’on la somme de mettre en scène. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé : il applaudit. Emmanuel Caille빠

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> Au sommaire de ce numéro :

> Parcours
Le collectif Exyzt, communautés d’action
> Photographe
Jean-Pierre Attal, la ville comme matériau
> Concours
Concours Semapa pour un immeuble mixte, ZAC Bédier, Paris XIIIe
> Dossier
Construire local : révolution ou chimère ? Les nouvelles couleurs du local Entre local et global, la construction à travers les âges. Entretien avec André Guillerme, professeur des universités Mayotte, vers une ingénierie populaire
> Réalisations
Antón Garcia-Abril, Ensamble studio : la maison truffe, le cabanon revisité mX architecture : maison à Hatzirados, île de Tinos, Grèce Cristina Xavier, Hélio Olga : Vila Taguaí, São Paulo Arba architectes : maison à Épinac, Saône-et-Loire Rocha-Tombal Architecten : maison Bierings, Utrecht, Pays-Bas Yoshichida Takagi : maison K à Sapporo, Hokkaido, Japon SLA Architecture : maison de Patrick Jouin, Île-de-France Nathalie Capelli et Olivier Souquet : maison à Méthamis, Vaucluse Shigeru Ban, Jean de Gastines et Philip Gumuchdjian : Centre Pompidou-Metz
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> Le dehors de l’architecture I am Architecture ! Entretien avec le critique Roger Connah
> Expositions - « Dreamlands », au Centre Pompidou, Paris - « Construction », exposition du Besset & Lyon, arc en rêve, Bordeaux - « Archi & BD. La ville dessinée » à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris
> Points de vue - Une visite à l’agence SANAA par David Leclerc. - Less is more ou Less is less ? SANAA et le prix Pritzker par William J. R. Curtis
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> Quèsaco ? Mais à quel usage ce bâtiment est-il destiné ?

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