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La Lettre du Patrimoine Immobilier
Pour savoir l’essentiel de l’actualité des promoteurs et des investisseurs. (11 n° par an).

n°242 du 19/03/2009
Plus de stress, moins de strass

Le MIPIM en a vu d’autres. Ses participants aussi. Ainsi, comme le soulignait un professionnel de l’immobilier, “il s’agit de ma quatrième crise : 1968, 1981, 1992 et 2008”. Est-ce la raison pour laquelle la réactivité a été si forte à la baisse de la demande ? Les promoteurs s’enorgueillissent d’avoir immédiatement cessé les lancements, mis en place des mesures pour commercialiser les fins de programmes, augmenté les ventes en bloc, lancé des plans sociaux, “réduit la voilure”. Leur présence à Cannes paraissait, dans ce contexte, moins évidente. Nombre d’entre eux avaient déjà annoncé il y a quelques mois qu’ils ne seraient pas de la “fiesta” en mars. Et nous voilà dans un MIPIM qui semblait très calme par rapport aux années précédentes... il est vrai euphoriques. Cette fois, la crise était le maître-mot.
La version 2009 du salon international de l’immobilier affiche officiellement 18 000 participants venus de 80 pays, contre 29 000 l’an dernier. Quelque 2 100 exposants, contre 2 600, ont pris place dans le palais des festivals, la marina toujours occupée par la Région Ile-de-France surmontée par le stand de Londres. Mais, cette année, pas d’excroissances au “bunker”, alors que pour les précédents crus, le salon se prolongeait le long de la Croisette sous d’innombrables bâches. Les visiteurs fatigués pouvaient même s’offrir le luxe de trouver des places dans les restaurants au second service et de ne pas faire la queue pour prendre un taxi. Sur les bateaux, le champagne se faisait discret, les réceptions étaient réduites, et dans la nuit de Cannes, moins de fêtards... De nombreuses entreprises se sont déplacées avec des équipes restreintes, certaines avaient fait le choix de ne pas prendre de stands. Désireux malgré tout de savoir ce qui se passe dans les villes et régions du monde représentées, de connaître les projets des concurrents, de nouer des relations et de “humer” l’ambiance immobilière, les promoteurs étaient bien présents à Cannes... surtout dans les allées. Ainsi Bouygues Immobilier, dont l’absence de stand a été remarquée, mais dont les responsables présentaient des projets à droite, à gauche. Les villes, agglomérations et pays étaient certainement les plus visibles et les plus communiquantes, se positionnant sur le long terme. Il est vrai que la vision pour la prochaine année reste un peu brouillée... Marina Caetano Viellard




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